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6 avril 2007
Daniel Gonthier élu président du parc national
Tandis que sans véritable surprise, Daniel Gonthier prend la présidence du bureau exécutif du parc, ce sont les grands axes d'intervention de la structure qui se décident aujourd'hui.
La machine Parc national se met en place. Pas à pas. Hier, lors de la première réunion du conseil d'administration, 88 membres tout de même, c'est le bureau qui a été choisi. La présidence échoit, sans surprise (lire notre précédente édition) et à l'unanimité à Daniel Gonthier, maire de Bras-Panon et conseiller général. Philippe Berne, vice-président de la Région, devient également vice-président du Parc national, au même titre que Stéphane Fouassin, maire et conseiller général de Salazie. Daniel Gonthier a voulu placer sa présidence sous le signe du consensus : "Nous avons beaucoup travaillé sur la loi avant que le décret ne soit publié (ndlr : début du projet en 1998, décret début mars 2007). Aujourd'hui, le bureau donne un cadre exécutif au parc. Nous serons force de propositions, mais aussi une instance fédératrice. Tout se fera dans la concertation. Nous ne sommes pas une structure de plus, mais bien un organisme de coordination". Pour Jean-Pierre Giran, président des Parcs Nationaux de France et instigateur de la loi de réforme des parcs en 2006, c'est "la mise sur pied du plus beau projet des neuf programmés de part sa situation, son rayonnement et la diversité de ses sites. C'est un beau bébé". Un "bébé" qui a désormais "sa mère et son père", allégorise, un brin naïvement, Daniel Gonthier en parlant de la constitution du bureau et du décret.
LA MISSION PARC INTÉGRERA L'EFFECTIF DU PARC
Quoi qu'il en soit, les grandes orientations pour l'année en cours, avec une dotation de entre 2,5 et 3 millions d'euros versée par l'État jusqu'à décembre, doivent être présentées aujourd'hui. Philippe Berne dévoile quelques pistes : "Il est clair que la sensibilisation et l'éducation à cet environnement exceptionnel, l'un des spots mondiaux de biodiversité, sont essentielles. En ce qui concerne les autorisations ou les interdictions, nous devons définir le cadre. Ce ne sera pas une politique de laisser faire ni un sanctuaire. Il faut trouver le juste milieu". Daniel Gonthier ajoute : "Les zones périphériques seront gérées par le droit commun qui s'applique aujourd'hui. Pour la zone centrale, dite de protection forte et qui compte de grands sites comme le Maïdo ou le belvédère du volcan, il nous faut réfléchir à la meilleure solution prenant en compte la préservation des espaces, les besoins des usagers et le développement touristique. Nous étudierons la question site par site". Pierre à pierre, l'édifice parc national se bâtit. Reste encore à trouver un siège, à définir les portes d'entrées du parc, à désigner un directeur (mai-juin)... En attendant cette nomination, Marylène Hoarau, qui a beaucoup œuvré dans la mission parc, assurera l'intérim. D'ailleurs, cinq des sept membres de la mission devraient être transférés au Parc au 1er juillet. Parmi ceux qui partent, Jacques Merlin, véritable cheville ouvrière du projet, rejoindra le siège des Parcs nationaux de France en tant que conseiller.
B.G
