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 L'ordre du jour de ce conseil portait essentiellement sur les comptes administratifs de la commune. Le compte rendu qu'en a fait Var Matin n'ayant pu être complet, nous souhaitons apporter ici quelques précisions. Alors que Jean-Pierre Giran présentait le point de vue de son groupe, qu'il proposait notamment pour l'avenir une pause fiscale, d'autant plus nécessaire que, comme il le rappelait, « la masse fiscale va augmenter encore de près de 6% en 2009 », Jacques Politi s'est emporté, invectivant le député en lui disant : « vous mentez, vous n'avez pas le droit de dire ça, c'est faux… ». Jean-Pierre Giran reprenant la parole : « mais monsieur, les chiffres sont têtus… ». Nouvelle et violente réaction de Jacques Politi : « ici, il faut dire monsieur le maire, pas monsieur… ». Et Jean-Pierre Giran, lassé, de répondre : « si ça vous fait plaisir, je vais dire monsieur le Maire, même si, une fois de plus, vous démontrez une incompétence indigne de votre fonction… ». Monsieur Politi n'avait, encore une nouvelle fois pas compris que si les taux d'imposition allaient augmenter de près de 3% en 2009, les bases d'imposition devant elles-aussi augmenter de 3%, c'est effectivement une hausse de près de 6% de la masse fiscale qui interviendra (monsieur Dalmas, Adjoint aux finances, qui, lui, avait compris, approuvait alors du clin de l'œil, Jean-Pierre Giran). Au-delà de cette triste et vaine polémique, qui en dit long sur le manque de sérénité du maire en place, nous vous livrons, ci-dessous, les principaux éléments de la démonstration de Jean-Pierre Giran en conseil municipal, démonstration basée sur les chiffres officiels donnés par la mairie, chiffres qui ne peuvent donc être contestés. Analyse du compte administratif 2008 : Etat des lieux Explosion des dépenses de fonctionnement + 12% de 2007 à 2008 La baisse du ratio dépenses de personnel/dépenses réelles de fonctionnement est factice car elle n'est due qu'à l'explosion du dénominateur. Les dépenses de personnel ont une nouvelle fois augmenté en 2008. Quant au ratio, il n'est toutefois pas encore revenu au niveau des années 2003-2004-2005. Les effectifs ont augmenté de près de 20% en 5 ans (3,3% en 2008) et cela alors que des missions ont été transférées à TPM, ce qui aurait du normalement les faire diminuer. Baisse catastrophique de l'auto-financement La différence entre recettes réelles de fonctionnement et dépenses réelles de fonctionnement, c'est-à-dire, l'épargne nette courante, est passée de 13 millions d'€ en 2006 à 11 millions d'€ en 2007 à 7 millions d'€ en 2008 Quant à l'excédent de clôture, il est passé de 3,7 millions d'€ en 2007 à 3 millions d'€ en 2008 au plan global et, de 8,2 millions d'€ à 7 millions d'€ de fonctionnement. Très forte augmentation des impôts Le produit des impôts directs par habitant est passé de 518 en 2007 à 595 en 2008, soit une augmentation de 15% en un an. Des dépenses d'équipement beaucoup trop faibles Elles ont baissé de 18% de 2007 à 2008 et de 33% de 2006 à 2008. On sait que la baisse va continuer en 2009. Dans tous les cas, elles sont inférieures de 25% à ce que réalisent les villes de taille comparable. Enorme marge de manœuvre pour emprunter L'encours de la dette est 4 fois plus faible que pour les communes comparables, ce qui va de pair avec la faiblesse des investissements. Pour l'avenir, notre critère de jugement sera établi en fonction des principes suivants :
-Il faut stabiliser la pression fiscale -Il faut restaurer des marges d'auto-financement, et, pour cela, - Il faut contenir les dépenses de fonctionnement -Il faut relancer fortement les investissements pour dynamiser la commune
- Il faut emprunter enfin normalement (en bénéficiant en outre, actuellement, de taux d'intérêts très bas) Conclusion : Malgré cette analyse, Jean-Pierre Giran et son groupe ont décidé de s'abstenir, car le compte administratif 2008 traduisait à la fois la politique de monsieur Ritondale ( jusqu'à fin mars) et celle de monsieur Politi (après Mars). Il précisa notamment qu'il regrettait que les marges de manœuvre laissées délibérément et de façon républicaine par monsieur Ritondale pour permettre à l'équipe sortie des urnes d'affirmer sans délai sa propre politique, n'avaient pas été utilisées par monsieur Politi. Un an de perdu ! Encore un mot ! Monsieur Politi semble ne pas pouvoir supporter d'être appelé par son nom plutôt que par « monsieur le Maire ». C'est sans doute qu'il pense que « la fonction fait l'organe ! ». Curieuse conception des choses que je ne partage pas. C'est d'ailleurs pourquoi je me borne à écouter avec un sourire amusé ses prises de parole publiques où il tente, désespérément, de faire oublier la présence du député dans un collectif : « mesdames et messieurs les élus ». Même si cela rompt avec la tradition républicaine, je n'en prends pas ombrage, dès lors que cela peut lui faire du bien.


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