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Sobriété mais dynamisme pour 2009
Le budget de la ville d'Hyères en 2009 sera soumis, comme celui de la plupart des communes, à deux exigences :
• Du point de vue des dépenses de fonctionnement, une gestion rigoureuse s'impose. En effet, les ressources seront altérées par la stagnation des dotations de l'Etat et le déclin des droits de mutation lié à la crise de l'immobilier. La pression fiscale étant déjà trop élevée dans une période où le pouvoir d'achat des ménages est en berne, seule la maîtrise des dépenses de fonctionnement peut permettre de restaurer ou de conserver des marges de manœuvre, c'est-à-dire des marges d'autofinancement. A ce titre, l'ensemble des marchés de fournitures et de services doit être passé au crible et, dans la mesure du possible, soumis à une nouvelle concurrence. Les dépenses de prestige et de communication doivent être limitées. Enfin, les dépenses de personnel qui ont explosé ces dernières années, notamment à l'approche de l'échéance électorale doivent être tenues. Nous l'avons dit et répété pendant six ans, faisant observer à chaque débat budgétaire la croissance sans fin du ratio dépenses de personnel/dépenses de fonctionnement. Aujourd'hui, monsieur POLITI annonce que 26 emplois contractuels ne seront pas reconduits. Nous en prenons acte même si ce virage le conduit à condamner une politique, celle de Léopold Ritondale, qu'il ne cessait hier, comme candidat, de célébrer. Nous ferons néanmoins deux observations :
o D'une part, l'argument selon lequel les contrats concernant les étudiants seront épargnés me paraît fallacieux car il sera toujours plus difficile à un jeune, non étudiant, de trouver un emploi, fût-il temporaire.
o D'autre part, supprimer ces emplois quand, dans le même temps, au budget supplémentaire 2008, le poste « personnel » de l'administration générale croît de 400000 euros est incohérent. En période de difficultés c'est au maire et aux responsables municipaux de montrer l'exemple : le caractère pléthorique du cabinet du maire comme certaines embauches originales telle que celle de la responsable du service « animation » ne peuvent ici que laisser rêveurs ! Enfin, quand je pense au torrent de rumeurs déversé sur les employés municipaux pendant la campagne pour les convaincre que, si j'étais élu, ce ne serait que licenciements et rigueur, je me dis qu'ils ont aujourd'hui la preuve qu'il ne s'agissait là que de pauvres arguments électoraux.
• Du point de vue des dépenses d'investissement, c'est, au contraire, une relance significative qui est possible et souhaitable.
Possible car Léopold Ritondale avait laissé un taux d'endettement très faible et une forte capacité d'emprunt.
Possible car Hyères n'est pas infectée par les emprunts « toxiques » à taux variable que d'autres villes ont contracté et qui hypothèquent désormais leur avenir.
Mais surtout doublement souhaitable. Pour notre ville d'abord qui doit connaître un nouvel élan après une longue période de train-train. Il faudra simplement veiller à réaliser des investissements les plus économes possibles en dépenses ultérieures de fonctionnement.
Pour l'emploi ensuite. Chacun le sait : aujourd'hui, au niveau national comme au niveau local, l'investissement public doit temporairement prendre le relais d'investissements privés trop timides ou en panne. C'est aussi le rôle d'une ville, souvent premier employeur, de devenir aussi premier investisseur et d'entraîner ainsi un regain d'activité économique et d'emploi. Certes, les marges d'autofinancement étant limitées, il faudra supporter la charge des intérêts d'emprunt. Mais, étalées dans le temps, ces dépenses resteront supportables et, surtout, auront permis une création de richesses nécessaires à Hyères et aux Hyérois.
Pour 2009, le mot d'ordre nous paraît donc devoir être : sobriété pour le fonctionnement, dynamisme pour l'investissement.
Jean Pierre GIRAN Député du Var Réactions à l'article de Mickaël MARTINEZ intitulé " 26 emplois contractuels non reconduits en Mairie" et publié le 03 décembre 2008 dans Var Matin 


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