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 Monsieur POLITI perd son sang froid Le 7 Novembre, en ouvrant le conseil municipal, monsieur Politi s'est exprimé avec une violence sans précédent à mon encontre sous les applaudissements de ses supporters qu'il avait, à l'évidence, conviés à cette fin. En utilisant ainsi les séances du conseil municipal comme tribune personnelle et politicienne, monsieur Politi démontre une nouvelle fois son mépris, ou, à tout le moins, sa méconnaissance des règles de la démocratie locale. Un conseil municipal doit en effet respecter son ordre du jour et non pas voir son contenu varier selon l'humeur de son président. Que monsieur Politi réponde par réunions publiques ou conférence de presse aux déclarations de ses opposants, c'est son droit. Qu'il utilise le conseil municipal à des fins personnelles, feignant l'improvisation alors qu'il lit une déclaration préméditée à l'avance, c'est une faute et un scandale, car la salle du conseil n'est pas un lieu où se tiennent des meetings politiques. J'ajoute que sur le fond, ses déclarations lors de la séance du 7 novembre font peu de cas des intérêts de notre ville, constituent souvent une critique implacable et inattendue de la gestion de Léopold Ritondale, sont dans tous les cas étrangères à l'ordre du jour d'un conseil municipal. 1 – Comment, par exemple, refuser tout dialogue sur l'idée d'un Parc National du Cercle d'Or et d'un développement durable concerté sur nos côtes, un projet dont les premiers initiateurs ont été Léopold Ritondale, Emmanuel Lopez et tous les amoureux de notre littoral ? Comment s'opposer ainsi au rayonnement et à la promotion du Parc National de Port Cros quand on sait que les maires de Marseille, Cassis et La Ciotat se battent pour voir enfin se réaliser le Parc National des Calanques et que, partout en France, les élus des villes concernées par les huit autres parcs nationaux se mobilisent pour élargir, en concertation, leur périmètre, et bénéficier ainsi de leur fantastique attractivité touristique ? 2 – Comment monsieur Politi peut-il me contester le droit de critiquer l'augmentation des dépenses de personnel entre 2002 et 2008, moi qui ai, pendant six ans, tiré sur ce sujet le signal d'alarme en conseil municipal ? En réalité, ce qui est particulièrement étonnant, c'est sa tardive et extrême sévérité sur ce sujet à l'égard de son mentor Léopold Ritondale, alors que nombre de ses colistiers ont été les coresponsables des dérives qu'il dénonce aujourd'hui. 3 – Quant à ses affirmations selon lesquelles tous les déplacements des membres du personnel communal d'un service à un autre ont été opérés avec l'accord de chaque intéressé (sauf un), je laisse tous ces « volontaires » apprécier ! Ce que j'ai, pour ma part, simplement dit, c'est que dans la mesure où monsieur Politi avait décidé de faire un audit du personnel, les nombreux déplacements en question auraient sans doute été plus justifiés après l'audit qu'avant l'audit ! Ou alors, à quoi sert l'audit ? Un premier constat s'impose. Monsieur Politi qui a été placé en tête aux élections municipales parce qu'il ne cessait d'affirmer sa totale adhésion à la politique de Léopold Ritondale, passe son temps à critiquer implicitement et à bouleverser toute la gestion de son prédécesseur. C'est vrai pour le Parc de Port Cros, pour les dépenses de personnel, pour les subventions aux associations, pour les ports, pour la pinède des Pesquiers, pour l'autonomie dans T.P.M, etc… Le problème n'est pas de savoir si monsieur Politi a raison ou a tort de changer de politique ; ce que nous pensons, c'est que ses propres électeurs doivent de sentir dupés. 4 – Comment monsieur Politi peut-il se cacher derrière les délais administratifs pour excuser l'immobilisme de sa gestion sur des sujets qui ne nécessitent, pas toujours, d'appels d'offres ? Et d'ailleurs, quand va-t-on voir enfin apparaître les premières procédures administratives sur des sujets structurants ? Nous avons au moins le droit de poser la question, surtout quand on sait que Léopold Ritondale, dans un bel esprit républicain, avait tout fait au plan budgétaire pour permettre à ses successeurs d'agir rapidement. 5 – Enfin, comment me reprocher de défendre mon honneur devant un tribunal quand monsieur Politi a écrit pendant la campagne que j'étais « un politicien en embuscade…aux appétits politiciens et affairistes…un député aux abois qui espère faire main basse sur la ville… » Lui qui ne jure que par Obama, n'a-t-il pas noté que pendant sa campagne, ce dernier n'avait proféré ni diffamations ni injures ? En définitive, monsieur Politi rêve d'un monde politique qui ne serait peuplé que de courtisans le couvrant de louanges. Il ne supporte ni critiques, ni contestations. Cela est fort dommage, car chaque jour qui passe démontre que son rêve s'éloigne et que les Hyérois s'interrogent. C'est notre devoir de présenter aux Hyérois notre analyse de la situation locale et de défendre notre honneur et nos idées. Je ne vois pas en quoi cela peut empêcher monsieur Politi d'agir, ce qu'il devrait d'ailleurs faire au lieu de s'énerver sans cesse. Et puis, s'il est, comme il le dit, sans reproche, il ne devrait redouter ni les juges ni les débats. Ma conclusion est simple. Le conseil municipal est un lieu de débat sur les sujets à l'ordre du jour, ce n'est ni un tribunal ni une salle de meeting politique. Pour le tribunal, monsieur Politi et moi avons quelques rendez-vous. Pour le meeting, je suis prêt à débattre avec lui quand il veut, mais pas où il veut, en tout cas pas en salle du conseil municipal. Jean-Pierre GIRAN


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