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15/10/09 : Polémiques et politique
La majorité traverse une période difficile. Elle n’est pas due à la politique du gouvernement qui, globalement, réussit et devrait être approuvée par les français. La France ne se sort-elle pas mieux de la crise économique que les autres pays européens ? Une reprise de la croissance et du pouvoir d’achat n’est-elle pas prévue en 2010 ? L’influence de la France dans le monde n’est-elle pas reconnue par toute la communauté internationale ?
Non ! Le mal est ailleurs. Il nait de cette accumulation de faits et de nouvelles qui ébranle nos valeurs et notre lien social. Même si c’est sans doute, le plus souvent, la communication qui est responsable du trouble, comment accepter que l’on puisse imaginer de « récompenser » des élèves pour leur présence en classe, alors qu’il devrait s’agir de punir le manquement à leur devoir ? L’éducation nationale a pour socle des valeurs républicaines et non pas des valeurs marchandes.
Comment ne pas être irrité par l’attitude d’un ministre qui refuse de prendre un décret d’application d’une loi (Besson sur les tests ADN) ou d’un autre qui se scandalise de l’ application de la loi ( Mitterrand dans l’affaire Polanski) ?
Comment entendre le président de la République présentant la réforme du lycée, affirmer justement que « la compétence et les diplômes doivent toujours l’emporter sur la naissance » et constater, avec effarement, l’ascension, certes légale, mais néanmoins météorique de Jean Sarkozy ?
Si nous aimons la France, cette vieille nation dont nous sommes si fiers, c’est parce que nous restons tous très attachés au respect de la loi et de quelques principes fondamentaux. Au-delà des performances de la politique, il est, je le crois, nécessaire de lui redonner, sans tarder, davantage de sens. Gageons que le président de la République et le premier ministre vont avoir à cœur de s’y employer.

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