La proximité est à l'ordre du jour. La presse et les élus chantent les mérites de la génération " terrain " comme si l'équation politique venait de trouver son unique solution. Pourtant, l'unanimité des louanges contraste avec la pauvreté de leur justification. Que signifie, en réalité, ce culte du près, du bref, du proche et du sûr ? Le libéralisme, le socialisme, le personnalisme et le gaullisme sont-elles des idéologies aptes à fonder une politique authentique de proximité ? Un goût excessif pour la proximité ne risque-t-il pas de dévoyer la politique, de brider l'économie, d'entraver la démocratie ?