Les élus locaux ont souvent hérité de la beauté ou de la qualité de sites et de paysages, des ressources multiples fournies par la biodiversité du présent ou du passé, sur lesquelles sont adossées la qualité de vie de leurs électeurs, et visiblement ou non, l’économie des territoires qu’ils gèrent.
Mais cette nature, avec ses richesses, ses vulnérabilités, ses équilibres et fonctions, quelle place a-t-elle vraiment dans leur conscience et leur gestion quotidienne d’élus ? La prise en compte de la nature localement est-elle à la hauteur des enjeux collectifs, voire de positions publiques prises nationalement ?
Que se joue-t-il en effet dans la non-concordance des temps médiatique, politique, du vivant ou de la complexité ? Les citoyens sont-ils face aux mêmes positions d’élus lors d’un débat national autour de la biodiversité et dans les choix locaux que les mêmes effectuent, lorsqu’ils conjuguent un mandat local et national ?