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 Points de vue... Une publicité scandaleuse mettant des adolescents en position de soumission sexuelle a été diffusée pour, soi-disant, éveiller leur curiosité aux dangers de la soumission au tabac. Une telle confusion des genres est vulgaire et perverse. Je suis heureux que Nadine Morano, Secrétaire d'Etat à la famille, ait demandé l'interdiction de cette campagne dégradante. Les aiguilleurs du ciel ont fait grève : c'est leur droit. En revanche, prendre des passagers en otage, dont des enfants en bas âge, en confirmant un vol avant de repousser son départ de plus de 5 heures, est intolérable. Il est alors légitime de s'interroger sur le bien fondé de leur mouvement. Et là, on est stupéfait : les aiguilleurs du ciel s'opposent en effet au principe d'une gestion européenne du transport aérien qui ferait gagner en rapidité et en sécurité. Après avoir condamné les modalités de leur action, on ne peut alors que condamner aussi leur égoïsme et leurs privilèges. Le Président de la République continue à pratiquer l'ouverture. Certes, Didier Migaud et Michel Charasse sont des hommes compétents. Certes, cette critique implicite du sectarisme est parfois bienvenue. Mais, n'y aurait-il que des incapables dans les rangs de la majorité pour puiser sans cesse dans le vivier de nos adversaires lorsqu'il s'agit de pourvoir des postes prestigieux ? A force, de supprimer les frontières, prenons garde que l'électeur ne reconnaisse plus son parti!
Une politique industrielle est à l'ordre du jour. Le Président de la République a eu raison de rappeler à l'ordre le président de Renault puis celui de Total. Ces entreprises ont été ou sont encore fortement soutenues par l'Etat français. Cela leur a donné des moyens mais également des devoirs. Le fait d'investir à l'étranger les aides de l'Etat français était, à l'évidence, scandaleux et la correction imposée par le Gouvernement nécessaire. Mais peut-être vaudrait-il mieux, pour l'avenir, fixer dans la loi les règles d'utilisation des subventions publiques. Ainsi pourrait-on imposer de les utiliser au seul profit de l'investissement et de l'emploi en France, faute de quoi elles pourraient être reprises ou supprimées. Des mécanismes obligatoires et connus à l'avance seraient alors substitués à des interventions qui, pour bien intentionnées qu'elles soient, peuvent, à terme, priver les entreprises de la liberté et de l'autonomie.


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