|
 Jeudi 26 novembre, dans les salons du restaurant La Coupole à Hyères, Jean-Pierre Giran organisait une réunion-débat sur "la souffrance au travail". Les docteurs Guy Attal, médecin du travail, Patrick Dobbelaere, médecin du travail à l'AIST (Association Inter-entreprises Santé au Travail) et le docteur Christian Hamel, psychiatre, ont répondu aux questions de l'assistance.
Ci-dessous, le compte-rendu de la réunion retranscrit dans un courrier que le député Jean-Pierre Giran a adressé à Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale :
Monsieur le Président, Comme vous l'avez souhaité, j'ai organisé, dans ma circonscription, une réunion-débat sur la souffrance au travail.
Elle a mobilisé une soixantaine de personnes et était animée, outre par moi-même, par deux médecins du travail, M. Guy Attal et M. Patrick Dobbelaere et un psychiatre, M. Christian Hamel. Plusieurs idées-force se sont dégagées :
- La montée de la souffrance au travail est une réalité constatée et non pas une bulle médiatique
- Le travail et le stress qu'il engendre ne sont jamais la cause unique des tentatives de suicides observés, même s'il s'agit d'un élément de plus en plus invoqué par les intéressés
- Une application stricte des lois et réglementations existantes apparaît nécessaire avant même toute réflexion législative complémentaire. Si elle devait intervenir, le harcèlement moral et sa pénalisation constitueraient alors une priorité
- Les problèmes observés ne sont pas le monopole des entreprises privées mais existent également dans la fonction publique, d'Etat ou Territoriale. Il ne faut donc pas faire de l'entrepreneur un bouc émissaire
- Le renforcement des valeurs sociétales et personnelles telles que le respect, l'estime, la tolérance est indispensable dans une société où se développent malheureusement des valeurs purement marchandes
- Il faut redonner du sens au travail des hommes, à leur sentiment de participer à une aventure collective. De ce point de vue, la valorisation du concept de métier apparaît souhaitable
- Chacun a convenu que, comme le disait en son temps le chancelier Helmut Schmidt, s'il n'y a pas de progrès social possible sans progrès économique, il ne peut pas y avoir non plus de progrès économique durable sans progrès social et cohésion sociale. Il est donc de l'intérêt du monde économique de réduire la souffrance au travail
Monsieur le Président, à l'évidence, même dans un département comme le Var où la quasi-totalité des entreprises sont de toutes petites entreprises, où le soleil et l'environnement sont ce que vous savez, la souffrance au travail ne cesse de monter. C'est dire la pertinence et l'urgence de la réflexion que vous avez décidé d'organiser. Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes sentiments les meilleurs. Jean-Pierre GIRAN Député du Var

|