La décision du Tribunal Correctionnel de Toulon met pour moi un point final aux polémiques de la campagne des municipales de 2008.
En ne retenant pas le chef de diffamation pour des écrits pourtant reconnus par Monsieur POLITI, le Tribunal admet donc implicitement qu'on peut impunément dire d'un autre candidat qu'« il veut faire main basse sur la ville », qu'« il a des appétits affairistes », qu'« il est aux abois », que pour lui, « la ville n'est qu'un potentiel d'affaires » ou « un produit à vendre ».
Pour argumenter, le Tribunal dit qu'il s'agit là d'injures mais pas de diffamations ; chacun appréciera.
On aura donc pu, pendant la campagne 2008, m'accuser d'« avoir commandité un meurtre », d'« avoir bétonné le littoral » ou de ne me présenter que pour de sombres motifs spéculatifs sans que, dans un cas, la police n'identifie les auteurs de ces calomnies, ou que, dans l'autre, la justice ne les condamne.
Pour ma part, je reste convaincu que ces pratiques et ces assertions, même en campagne électorale, sont scandaleuses, moralement condamnables et nuisibles à l'image de notre ville.
Je souhaite en tous cas, quelle que soit la vigueur du débat démocratique, ne plus avoir à les subir dans l'avenir.
Jean-Pierre GIRAN