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 Organisée par le député Jean-Pierre Giran, la réunion consacrée à l'identité nationale a remporté un grand succès. Le débat, riche de multiples interventions venues le nourrir, a été maintenu à un haut niveau de respect et de tolérance.
Participaient à la réunion, outre le député du Var, Philippe Granarolo, philosophe, et Mohammed Allou, chef d'entreprise et lauréat régional des "Talents des Cités".

 De gauche à droite : Philippe GRANAROLO, Jean-Pierre GIRAN et Mohammed ALLOU


Ci-dessous, le compte-rendu que Jean-Pierre Giran a fait parvenir à Jean-François Copé, Président du Groupe UMP à l'Assemblée Nationale, à l'issue de la réunion.
Monsieur le Président,
Comme vous nous y avez invité, j'ai organisé le jeudi 10 décembre un débat sur l'Identité Nationale.
J'ai beaucoup hésité avant de le faire car le moment choisi, la nature des questions, et l'initiateur du débat sont, de mon point de vue, plus que contestables. Pourtant, parce que je crois de longue date que la Nation est la plus belle des idées, et que les gaullistes ne doivent laisser personne s'accaparer ce concept, j'ai finalement choisi de tenir cette réunion. Je me suis entouré, pour l'occasion, d'un professeur de philosophie et d'un jeune chef d'entreprise d'origine maghrébine, lauréat régional des « talents des cités ».
Plus de 150 personnes ont assisté à la réunion, pour beaucoup extérieures à l'U.M.P. Au terme des exposés initiaux, un débat nourri s'est engagé dans le respect et la tolérance. Tous les participants ont convenu de la parfaite réussite de la manifestation et j'ai pensé, pour ma part, que c'était cela le plus important car la Nation c'est d'abord l'aptitude des personnes à s'écouter et à vivre ensemble.
Quelques idées forces sont apparues qui ne vous surprendront pas : • Ce ne sont pas des symboles de la République qui sont importants, mais le fait qu'ils illustrent les valeurs républicaines. En d'autres termes, le nombre de fois ou l'on devrait chanter la Marseillaise n'est pas l'essentiel ; ce qui compte c'est de donner envie de la chanter. • Pour tous le participants, l'école, mais aussi un service civil, sont les meilleurs vecteurs d'intégration républicaine. • L'acquisition de la nationalité française doit introduire des critères démontrant sa volonté profonde d'être français et son amour pour la France. • La littérature et surtout l'histoire doivent être privilégiées dans l'éducation si on veut que cette éducation reste nationale. • Si l'histoire française est un tout avec ses lumières et ses ombres que l'on doit globalement assumer, la repentance, elle, nuit à l'unité de la Nation, car elle ne fait que rouvrir des cicatrices. • Au-delà des valeurs républicaines, les valeurs plus personnelles, plus humanistes, en d'autres termes les codes sociaux qui fondent une société ne doivent pas être traitées de façon secondaire. Le fair-play britannique, la discipline allemande, la fierté espagnole, ou l'exception culturelle française, c'est, peut-être aussi, ce qui permet de distinguer les nations (voir mon ouvrage « La République Impudique » à paraître chez l'Harmattan). • Concernant la burqa, l'unanimité s' est faite, y compris chez les personnes d'origine étrangère présentes, pour qu'une loi puisse l'interdire. • Quant aux minarets, leur absence, ou en tout cas, des minarets "à la française", ont emporté les suffrages. Ce que souhaitent les musulmans de France, ce sont des mosquées intégrées dans la cité et non pas des provocations.

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