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 Lettre aux Hyérois
Hyères, le 16 Juin 2008 Chers amis, Voici déjà trois mois se déroulaient les élections municipales. Au terme d'une longue campagne marquée par la triste disparition de Léopold RITONDALE, par un sondage maladroitement réalisé le jour de ses obsèques, par de multiples rumeurs, tracts et affiches diffamatoires dont j'ai été la cible principale, mais qui n'ont pas épargné, non plus, le conseiller général Francis ROUX, la liste conduite par Jacques POLITI est arrivée en tête. Chacun pensait alors que ceux qui s'étaient présentés pendant des mois comme les héritiers légitimes de Léopold RITONDALE, affirmant sans cesse, leur « fierté d'être Hyérois » respecteraient leurs engagements. Attente déçue ! Jacques POLITI et les siens ont manqué à leur parole. Les proches du maire sortant ont été, dès le lendemain de l'élection, mutés sans explication dans des services périphériques. Le personnel, qui pensait être estimé et respecté, n'a pu que constater les transferts de services brutaux de plusieurs de ses membres sans concertation préalable. Plus curieux encore : de multiples collaborateurs ont été embauchés à des niveaux de salaire que les contribuables et les fonctionnaires territoriaux aimeraient connaître. Les uns sont venus de Toulon ou de Marseille. D'autres, plus locaux, ont vu leur engagement dans la campagne récompensé par un contrat ; pourtant, ni la génération à laquelle ils appartenaient, ni leur qualification, ni leur situation sociale, ni surtout l'absence d'employés municipaux aptes à remplir la fonction concernée, ne pouvaient justifier une telle dérogation. Enfin, les Hyérois ont découvert qu'on peut désormais être adjoint aux finances, au tourisme, à l'intercommunalité et adjoint spécial, tout en occupant un travail à temps plein à Marseille ! Chacun imaginait aussi que, comme à chaque changement d'équipe, une nouvelle impulsion allait être donnée. Or, le constat est clair et décevant. Pas d'élan, pas de souffle, pas de véritables initiatives. Simplement, des études, de l'observation, de l'attente ! Hyères reste immobile, ce que revendique d'ailleurs monsieur POLITI, qui déclarait le 24 mai dernier dans Var Matin « qu'on ne dirige pas une commune à coups de surprises et de nouveautés » ! Et de préciser, concernant la ZAC des Rougières qui est aujourd'hui au point mort : « pour l'instant, cette zone est très bien comme elle est ». Finalement, on se demande pourquoi certains ont été candidats ! Alors oui ! Il ne manquait, au premier tour, que 2% des voix à la liste « Hyères pour Tous » que je conduisais pour arriver en première position. Le deuil collectif qui a marqué la fin de la campagne et déclenché un courant d'émotion favorable au « dauphin », comme un contexte politique national alors très difficile pour l'U.M.P, nous ont empêché de l'emporter. Et, il y a eu aussi, tous les tracts et toutes les affiches diffamatoires au sujet desquels le doyen des juges d'instruction et le Procureur de la République ont été saisis. Comment admettre en effet, que des insultes publiques comme « affairiste, traître, bétonneur… », ou des calomnies odieuses comme celle m'accusant d'avoir commandité un meurtre, puissent rester impunies. Il y a eu, enfin et surtout, ce que nous considérons comme une utilisation scandaleuse et consciente par l'équipe POLITI de moyens municipaux pendant la campagne. Or, cette manœuvre est bien entendu strictement interdite par la loi électorale car elle vient fausser l'égalité entre les candidats. Le recours qui a été formé à cet effet, et qui sera bientôt jugé, peut conduire à annuler l'élection. Un nouveau et vrai débat sera alors possible. Nous l'attendons avec sérénité et confiance. Nous l'espérons pour Hyères et les Hyérois qui ne doivent pas renoncer à l'avenir. Bonnes vacances et à bientôt. Jean-Pierre GIRAN Député du Var

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